1990
L’U.S.P dont la précarité de sa comptabilité commençait à asphyxier l’esprit d’entreprise de ses dirigeants, décida de s’affilier à cette fédération pour organiser une course U.F.O.L.E.P en plus des quatre F.F.C.
Quelques chiffres pour apprécier la charge financière du club :
- Affiliation à la Fédération Française de Cyclisme 550 francs,
- Cautionnement de 4 courses F.F.C (4 X 100F) 400 francs,
- Licences dirigeants F.F.C. (7 X 125 F) 875 francs,
- Licence commissaire de courses 85 francs,
- Abonnement au journal O. C. P. de la F.F.C (Parution des courses, résultats) 150 francs,
- Coupes et breloques pour le rallye 275 francs,
- Course Cyclos F.F.C 475 francs,
- Sonorisation des différentes courses par M. RAFFIN Aimé 1 600 francs,
- Droit d’organisation des 3 courses 300 francs, la 4eme qui était organisée à Verquières a été prise en charge nos voisins,
- Déclaration de courses 4 160 francs,
- Droit d’auteurs (S.A.C.E.M.) 286 francs,
- Défraiement des commissaires F.F.C pour 2 courses 600 francs.
La municipalité, consciente du coût de ces organisations avait porté le montant de la subvention à 6 000 francs.
Comme depuis de longues années Pentecôte se prête à l’organisation d’épreuve cycliste dans le village. Rompu à cet exercice chronophage les courses sont réparties tout au long des deux journées de dimanche et lundi. C’est la camionnette d’André DELEGUE, maçon du village et Président de l’USP qui offre aux commissaires de course, une vue plongeante sur les coureurs. Tout le monde participe à ces organisations y compris les épouses qui sont sollicitées pour les engagements des coureurs et l’achat des bouquets de fleurs. Le bouquet du vainqueur est remis par une demoiselle choisie parmi la foule de spectateur, ici Fabienne CIONINI s’est volontiers prêté au jeu le dimanche 7 juin 1992.


60eme Anniversaire de l’U.S.P.
Quelques jours avant les épreuves des Paluds, j’avais réalisé une seconde place en toutes catégories à St Martin de Crau, toujours derrière le même coureur LUGLIA, décidément trop fort pour moi. Il avait réussi à se dégager du groupe dans le dernier kilomètre à la sortie d’un virage et je me souviens avoir hésité à sauter dans sa roue, car l’allure très vive du peloton, pouvait condamner cette entreprise. Pourtant il réussira au prix d’un effort terrible, à conserver une poignée de mètres sur ses poursuivants agglomérés dans un essaim massif, au sein duquel se trouvait un autre coureur de l’USP, en la personne de Jean Yves DURAND. A trois cents mètres de l’arrivée, Gérard GASQUET, ancien coureur professionnel dont la motivation suscitée par la compétition n’avaient pas disparue, lança l’emballage final à l’assaut de cette ligne, qui se rapprochait de plus en plus vite. C’est à cent mètres de l’objectif tant convoité, que je produisis mon effort ultime, qui cette fois ci, ne pouvait souffrir d’une erreur de classement, car à l’évidence, ma position ne pouvait être contestée. Cependant, c’était une nouvelle fois à quelques longueurs derrière LUGLIA, qui leva les bras, juste sous mes yeux dépités. Robert NEGRE qui cette fois ci, et c’est suffisamment rare pour le signaler, ne put se dégager pour disputer le sprint, vint me féliciter chaleureusement à l’issue de cet exercice tumultueux. Cela me toucha particulièrement car ce sprinter émérite avait apprécié la façon dont j’avais manœuvré pour devancer ces pédaleurs en furie, dont l’approche de l’arrivée décuple l’envie et l’énergie de se précipiter sur cette ligne qui symbolise le terme de l’épreuve physique.
Le 60eme anniversaire du club organisé le 30 mai sous un beau soleil, nous permit de réaliser une paella géante à laquelle quelques coureurs engagés pour disputer les trois épreuves de la journée s’étaient associés. Nous avions concocté l’imbrication de trois épreuves pour réaliser le classement général.
Une course contre la montre le matin de 5 km, dont le départ était donné juste après le café du Siècle, devant la maison de France REVIS, de façon à ne pas gêner l’arrivée des coureurs qui étaient jugée comme à son habitude, devant le siège de l’U.S.P. Le circuit choisi prenait la direction du sud, puis après le lotissement de la Noria à droite en direction des Marais jusqu’à la route de Noves-St Rémy, où il fallait bifurquer à droite en direction de Noves et au carrefour dont les directions d’Eyragues et Verquières étaient indiquées, encore à droite jusqu’aux quatre chemins puis une nouvelle fois à droite pour revenir au centre du village. Je sorti en trentième position de cet exercice délicat.
L’après-midi les trente premiers athlètes à passer la ligne d’arrivée de la course en ligne disputée sur le même circuit, seront autorisés à prendre le départ de l’ultime épreuve, l’éliminatoire.
L’éliminatoire se déroulera sur le circuit de 1.5km de la Draillette en fin d’après-midi. Après quelques tours neutralisés, le dernier de la course serait éliminé à chaque tour pour obtenir le vainqueur de cette compétition.
Serge BOREL et Robert CIONINI s’étaient distribué les rôles sur le podium, tandis que Jean Yves DURAND et moi-même participions aux joutes de la journée. Le contre la montre se déroula tout au long de la matinée et dès 13h nous prenions le départ de l’épreuve en ligne suivi immédiatement après de l’éliminatoire.
Une course éliminatoire est toujours très spectaculaire car à chaque fois que les coureurs passent sur la ligne, le dernier de la course est éliminé. Dans ce type d’épreuve il ne faut surtout pas chercher à passer en tête sur la ligne à tous les tours, mais au contraire, il convient de se faire oublier et garder des forces pour le sprint final. Cette répétition de rushs donne l’occasion aux témoins de crier et d’encourager, les coureurs, les amis, les copains… C’est superbe, l’ambiance chauffée à blanc de ce jour-là m’avait permis de disputer le sprint des deux derniers coureurs du peloton. Dès l’entame du sprint, Serge BOREL, fin connaisseur de la spécialité, avait tout de suite dit à Robert « il n’a pas le bon braquet, il ne pourra pas gagner », effectivement j’étais épuisé, les crampes me torturaient depuis quelques tours, la douleur était si intense que j’ai dû solliciter l’aide d’un spectateur pour descendre du vélo après avoir été éliminé. Mais la course continuait car six coureurs avaient réussi à s’échapper du peloton et ils se livrèrent sans retenu jusqu’au bout de cette sélection impitoyable.
La remise des récompenses se faisaient comme à son habitude dans la salle de l’amitié où de nombreux lots attendaient les artisans de cette belle journée cycliste.
Serge BOREL devient Président de l’U.S.P.
Le Président André DELEGUE a souhaité laisser sa place à Serge BOREL.
A l’issue du vote le bureau sera composé des membres suivants :
Président d’Honneur : DELEGUE André
Président actif : ………. BOREL Serge
Vice-Président : ………. DELEGUE André et GRET Gilbert
Secrétaire : …………….. CIONINI Robert
Secrétaire adjoint : …. BOREL Lucienne
Trésorier : ………………. FERRIER Luc
Trésorier adjoint : ….. DELEGUE Yvan
Sous l’impulsion de son nouveau Président, le club restera fidèle à ses valeurs et l’accueil chaleureux que nous avons réservé aux compétiteurs à trois reprises cette année encore, aura permis la distribution de nombreux lots. En effet, c’est une des caractéristiques de la fédération U.F.O.L.E.P dont le règlement interdit la distribution de prix et primes en espèce.
Les primes étant une tradition sur les courses des Paluds, nous avons donc dû nous adapter en distribuant des lots en nature, et notamment l’une des spécialités des Paluds de Noves, la Tropézienne, confectionnée par Gilbert GRET, boulanger du village et pilote de la voiture ouvreuse depuis de longues années.

