2010


Et la pluie s’invita au dernier moment.

Alors que le soleil illumina de toutes ses forces le ciel bleu azur durant toute la semaine avec une prévision très optimiste pour le week-end, une dégradation de cette météo idyllique fit son apparition la veille de l’épreuve, presque sans prévenir…ce qui découragea pas mal de monde. Il faut ajouter à ce tableau affligeant que la programmation de la randonnée VTT de Gordes dont la renommée est presque internationale, a été avancée de 15 jours, ce qui la plaça à notre grande stupéfaction au même moment que celle de l’USP et détourna surement une grande partie des inscriptions escomptées. Nous étions donc confrontés à 3 randonnées de ce type : Gordes, Saint Paul les trois Châteaux et Sausset les Pins. Cette situation ruina tous nos efforts. Seulement une petite soixantaine de coureurs apprécièrent la soupe de légumes que Sylvie FERRIER avait réalisé la veille au soir de ce rendez-vous sportif. Nous avions approvisionné le ravitaillement placé à proximité du parcours de santé de Châteaurenard, ainsi que le vin d’honneur organisé dans la salle de l’Amitié à l’issue de l’épreuve, pour 200 personnes. C’est peu dire que les restes étaient abondants. Une partie sera consommée par tous ceux qui contribuèrent au bon déroulement de cette randonnée une fois les derniers concourants partis, dans une ambiance conviviale mais définitivement marquée par la déception. Cette déconvenue était proportionnelle à l’énorme investissement des animateurs de cette journée et poussa Jean Paul et moi-même à sonder l’un des 2 coureurs novais pour envisager une organisation conjointe de ce type d’exercice. Mais cet appel restera sans réponse. Une réflexion sur l’existence de cette randonnée devra être mener pour éviter de renouveler ce déboire. Trouver une date plus favorable en tenant compte des chasseurs, des accès limités aux massifs et des organisations existantes et notamment celle de Gordes, ne sera pas chose facile. Au lendemain de ce résultat accablant Jean Paul RAMILLON encore lui, récupéra l’ensemble des panneaux en utilisant son Dacia Duster 4X4 qui lui permit d’approcher à presque 150 mètres chaque panneau de signalisation sans utiliser le vélo.

Cette déception immense, proportionnelle à cette envie de réussir qui animait tous les sociétaires dont l’engagement total alimentait le moteur du succès espéré à la vue du nombre impressionnant de coureurs rencontrés sur les deux randonnées à laquelle le club s’était engagé : St Remy et Noves, m’incita à rédiger cet email :

« Encore un grand MERCI à tous pour votre implication au sein du club. Je n’ai pas encore toutes les factures pour tirer le bilan financier de cette rando, mais il ne sera vraisemblablement pas bon. Cependant je suis fier de vous avoir eu à mes côtés pour mener à bien cette organisation qui a plu à l’ensemble des participants. »

Envie de voir la préparation soigneuse de la rando VTT, réalisée par la famille RAMILLON !

L’USP a renoué avec l’organisation des courses UFOLEP.

Cette mise en œuvre contraignante mobilisa l’ensemble des adhérents du club. Chronophage mais également source de félicité, notamment devant le sourire satisfait des compétiteurs qui se sont vus attribuer lors de la remise des prix, les fameuses tropéziennes confectionnées par la Boulangerie pâtisserie des Paluds de Noves : L’A’mie du pain, et les bouteilles d’huile d’olives du moulin de Bournissac. Deux courses réservées aux 3eme catégorie et GS rassemblèrent 78 coureurs sur un circuit inédit de 1,8km s’étalant entre l’église et le carrefour des Quatre Chemins en passant par le chemin des Mules. Cette organisation chère au Président, Luc FERRIER fut semé d’embuches. Il fallut dans un premier temps dégager une date favorable à la réussite de cette organisation à partir d’un calendrier fourni, puis trouver un dispositif de secours composé de 4 secouristes (2 ambulanciers qualifiés en réanimation + 2 secouristes PSC1 de moins de 2 ans) équipés d’une ambulance agréée avec défibrillateur. Enfin à quelques jours de l’échéance le circuit historique de la Draillette a dû être remplacé pour ne pas interférer avec la belle ferrade organisée par Li Pitchoun’s aux Orgonins. Je voulais également souligner l’aide précieuse de notre collègue du Vélo Club de St Andiol : Delphine BRIAN, fille de Martine SOUMILLE du quartier des Marais, pour assurer la sécurité des coureurs en complément de l’antenne UNASS 13 chère à André ROCHETTE. Le camion de Louis Pierre FABRE généreusement prêté, offrit une scène idoine aux commissaires de courses ainsi qu’au préposé au micro que j’étais.

Heureusement il y eu beaucoup de satisfaction, notamment la présence de presque tous les adhérents qui ont su parfaitement gérer leurs obligations professionnelles ou familiales, pour assurer la sécurité des coureurs le 6 mai. Jean Paul RAMILLON qui découvrait ce type d’efforts, s’est improvisé « chronométreur » des épreuves, ce qui a permis aux trois officiels et moi-même, de suivre de très près, les efforts consentis par le peloton. Son œil averti et sa qualification professionnelle ont fait l’objet de remarques pertinentes sur la cadence de pédalage des différents protagonistes et sur l’espoir qu’il fallait accorder aux différentes tentatives d’échappées. Ce fut un vrai régal !!

Et comment occulter la belle performance de Phillipe GIRARD qui a une fois de plus démontré toute sa motivation et son aptitude physique à l’épreuve de l’effort toujours aussi performante. Il nous gratifia d’une échappée conduite sur deux tours à plus de 42 km/h pour glaner la fameuse tropézienne au cours de la distribution de primes, sans puiser dans ses réserves qu’il sut adroitement préserver jusqu’à l’arrivée où il prit une belle 4eme place à l’issu d’un sprint effréné. La 1ere course qui rassembla une quarantaine de 3eme catégorie, débuta à 13h30 de la ligne tracée le matin même, juste avant le carrefour des Quatre Chemins. Les 32 tours (57,6km) furent bouclés à la moyenne de 40,66km/h. La deuxième épreuve permit à Robert NEGRE ancien coureur de l’USP et âgé de 72 ans, d’animer la course à plus de 38km/h. Elle se terminera sans incident sous une pluie timide.  La remise des récompenses ne dérogea pas aux vieilles habitudes du club, en se tenant dans la salle de l’Amitié qui offrait pour l’occasion, un espace réservé au vin d’honneur. A l’issue de cette journée éprouvante, un apéritif agrémenté par des pizzas et pissaladières réalisées par Sylvie FERRIER aux talents culinaires reconnus, récompensa l’ensemble des protagonistes.

Pour les 85 ans du club, la montée du col de l'Izoard été au programme.

L’ascension du col de l’Izoard au départ de la Maison du Roy située à proximité de Guillestre s’est faite sous un soleil accablant.
Le début de l’ascension se fera groupée et permettra d’admirer le ruissèlement du Guil dans une vallée bucolique sur environ 3km avec un dénivelé de 5,5% de moyenne. Puis un léger replat de 500m à 1,5%, permettra d’accéder à Arvieux. Passer le petit groupement de maisons, les choses vont se compliquer fortement pour Luc FERRIER qui verra les plus costauds s’éloigner inexorablement vers le sommet. Une pente rectiligne dont le pourcentage de plus de 7% nous mènera jusqu’à Brunissard où la déclivité atteindra 10% dans la traversée du hameau. C’est assurément le passage le plus raide. La route grimpe ensuite en lacets au milieu des conifères sur environ 4km à 9%, pour déboucher soudainement dans un décor lunaire avec ses monolithes situés à 2200m d’altitude, appeler Casse Déserte. La route serpente entre les Cargneules de calcaire au pied des éboulis qui se dressent comme des aiguilles avec leur couleur ocre caractéristique. C’est un paysage dantesque, lunaire pourrait-on dire où presque rien ne pousse. Quel plaisir d’évoluer au milieu de ce site spectaculaire!
A la sortie de cette curiosité géologique une descente de 700m, nous conduira devant la stèle dédiée à la mémoire de Louison Bobet et de Fausto Coppi. Après une petite photo réalisée par Roxanne GIRARD, nous avons repris notre cheminement sur 2km avec une pente moyenne de 8,5%, pour enfin accéder au sommet du col de l’Izoard à 2360m.
Karine, Roxanne et Jennyfer GIRARD qui nous ont encouragés tout au long de ce périple, nous firent passer nos vestes et coupe-vents que nous leur avions confiés avant la montée pour se délester au maximum, afin d’affronter la descente qui permit de se refaire une santé. Enfin presque! 

Victoire entrevue par Philippe Girard l’unique coureur de l’USP, à St Martin de Crau.
Après la cyclosportive de St Rémy de Provence et dans le cadre de sa préparation physique pour la course des Paluds de Noves, Philippe GIRARD s’alignera au départ de l’épreuve de St Martin de Crau, dont le circuit de 3,3km en centre-ville n’a plus aucun secret pour lui. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il nous a fait vibrer !!!
Il connaissait parfaitement chaque relance et notamment la dernière située à 400 mètres avant la ligne d’arrivée qui elle, était placée presque en face la Pharmacie de Nicolas RAMILLON, sur cette partie parfaitement rectiligne de la nationale N1453, qui fend l’agglomération en plein milieu. Jean Louis ROUGER était à mes côtés pour encourager le seul coureur de l’USP et nous avons été rejoints par Karine l’épouse de Philippe qui était accompagnée de son papa, de son frère et de ses deux filles. Le petit clan de supporters s’était posté juste avant le podium pour profiter pleinement de cette belle et longue ligne d’arrivée. Le maillot dont les manches longues totalement jaunes de l’USP étaient suffisamment identifiables pour localiser Philippe dans le dernier virage, ce qui permettait de le stimuler précisément à chacun de ses passages, qui s’enchainaient au rythme de 42km/h et même 44km/h pour les tours précédant les primes selon Jean Louis, qui chronométrait chaque passage. Philippe placé dans le centre mou du peloton durant les deux premiers tiers de la course, gérait parfaitement ses efforts. Puis un accrochage de deux coureurs situés juste à côté de Philippe, entraina la chute de l’un d’eux en face le podium, ce qui motiva Philippe à revoir son positionnement au sein de cette cohorte multicolore, qui s’étirait à la limite de rompre lors de l’attribution des primes. Il entreprit un moment de s’échapper en compagnie d’un autre compétiteur sur la partie du circuit opposée au podium, mais le rythme fou de cette course le ramena à la raison et il ne quitta plus les 10 premières places du peloton jusqu’à l’issue de l’épreuve. Enfin le compte tour afficha l’ultime passage sur la ligne sans que la cloche annonciatrice de l’effort final ne resonna. Peut-être que le préposé à ce rôle était encore choqué par l’accident évité de justesse qui fit hurler toute la foule. Il fallut le reflexe salutaire d’une supportrice qui retira sans ménagement la personne âgée qui traversait la route à seulement quelques décimètres de la voiture ouvreuse, qui se manifestait pourtant du mieux qu’elle pouvait par des coups de klaxon nerveux et les phares allumés. A peine remis de cette frayeur, les coureurs étaient déjà annoncés par la magnifique Mercedes classe A qui ouvrait la course. Philippe vira dans le premier rideau et savait qu’il allait rattraper le seul coureur devant lui. Il géra son effort de façon à ne pas revenir trop vite pour être sûr de pouvoir mouliner le 50×13 jusqu’au bout. Il déborda celui-ci à trois cents mètres de la ligne d’arrivée et cru à la victoire. Cependant Frédéric JACOB (SSMC MIRAMAS) avait calqué son effort sur Philippe qui lui servait de point de mire, ce qui décupla sa motivation et ses efforts pour venir s’emparer de la première place.Extrêmement déçu par la perte de cette victoire qu’il croyait acquise, il stoppa net son effort, ce qui permit à Dominique XIBERRAS (CARROS TC) de lui souffler la deuxième place sur la ligne d’arrivée. A peine remis de cette terrible désillusion, il profita à peine de la joie de monter sur le podium lors de la remise des récompenses : une coupe et une médaille !!!
Il me semble que le spectacle donné sans économie par ces athlètes, aurait pu faire preuve d’une attention plus généreuse lors de la dotation des prix…

 

 

 

3 coureurs de l’USP au départ de la cyclo la Pierre Chany.


pour son 20eme anniversaire, cette 14ème manche du Trophée Label d’Or proposait 3 parcours qui ont visité la région du Haut Allier et du Livradois, avec une excursion en Margeride et un passage remarqué à Auvers, fief de la Bête du Gévaudan, village perché fier de ses traditions

Le samedi 8 août 2015, Jean Louis ROUGER, Jean Yves DURAND et Robert CIONINI se sont alignés sur la ligne de départ tracée au beau milieu du boulevard Charles de Gaulle à LANGEAC, qui est une cité de Haute Loire reconnaissable à son pont à deux arches sur l’Allier, ses façades ocre et sa collégiale St Gal typique avec son clocher polygonal. Le départ fut donné à 9h15 en direction de Lavoute-Chilhiac en longeant la rivière Allier. Les Gorges de l’Allier, profondes et sauvages, entre les plateaux basaltiques du Velay et granitiques de la Margeride, façonnées de nombreux méandres par l’activité volcanique, leur rappelèrent que la région était riche de paysages diversifiés et contrastés. Puis de vallées en plateaux ils se sont orientés vers le Haut-Allier pour rejoindre SAUGUES à la rencontre de la bête du Gévaudan. De POMPEYRIN ils prirent la direction du MONT-MOUCHET, haut lieu de la résistance, en passant par LA-BESSEYRE-SAINT-MARY et AUVERS. Ensuite, ils cheminèrent par FERRUSSAC et la vallée de LA RAMADE pour rejoindre la vallée de l’Allier. Enfin dans un dernier effort, ils ont rallié LANGEAC pour un repos bien mérité dans le parc ombragé de l’ILE D’AMOUR au bout d’un périple de 109 Kms et un dénivelé positif de 1.744 mètres.

Remise de la médaille de la ville à 2 anciens Présidents de l’USP.
Le 10 janvier 2015 Georges JULLIEN Maire de Noves, avait convié tous les habitants de la commune, les associations, les entreprises locales ainsi que les commerçants à la réception annuelle pour faire le bilan de l’année écoulé, indiquer les perspectives de ce nouveau départ de mandat municipal et formuler les vœux pour cette nouvelle année. C’est à l’issue de cette cérémonie que deux anciens Présidents de l’USP ont eu l’honneur de recevoir la médaille de la ville pour leur total dévouement à la commune.

André DELEGUE
Ami de longue date de Georges JULLIEN qu’il accompagnera au cours de ses 31 ans de mandats confiés par les électeurs en tant que « Adjoint spécial » du hameau des Paluds de Noves, André DELEGUE qui présidera également avec passion l’Union Sportive Palunaise de 1984 à 1993, fut totalement submergé par l’émotion lorsque Georges évoqua le regret de ne pas avoir remis plus tôt cette médaille pour partager ce moment avec Maryse DELEGUE. Très ému par le souvenir douloureux de la perte récente de son épouse, André ne sera pas en mesure de prononcer le moindre mot. C’est Nadine sa fille, qui recevra le joli bouquet qui accompagnait la décoration. Yvan son fils, avait également fait le déplacement pour réconforter son père encore très marqué par cette triste et brutale disparition.

Robert CIONINI
Secrétaire de l’USP de 1994 jusqu’à 1999, Robert CIONINI présidera cette association de copains soudés par une solidarité exemplaire de 1999 à 2013. C’est Pierre FERRIER le nouvel « Adjoint spécial » des Paluds de Noves, qui fut convié à remettre la médaille à Robert et un charmant bouquet de fleurs à Maryse CIONINI son épouse. A la remise de cette distinction, Robert aura ces mots : « Je vous remercie pour cet honneur qui m’est fait, mais c’est l’ensemble des membres du club qu’il faudrait mettre à l’honneur car sans eux, sans cette camaraderie édifiante, le club n’existerait pas »
D’ailleurs pour imager son propos, il racontera que l’après-midi même au cours de la sortie hebdomadaire du club, il fut victime d’une crevaison au beau milieu des Alpilles, sur un sentier totalement désert. Les copains étaient là pour le seconder dans la réparation afin de poursuivre ensemble cette sortie qui au hasard des chemins escarpées, fut particulièrement technique et éprouvante.

C’est à l’issue de cette cérémonie solennelle que Stéphane MORETTI, Eric BERGER, les « novis » Alain et Muriel LOUCHARD, Philippe GIRARD, Jean Paul RAMILLON et sa femme, Aimé BONNAUD, Patrick CIONINI qui avait fait le déplacement accompagné de sa femme et de l’une de ses filles et moi-même, avons réussi à isoler Robert et Maryse de la foule qui se précipitait vers le buffet dinatoire, pour prolonger un peu plus cette célébration par la remise de souvenirs personnalisés. Avant de dévoiler les cadeaux que nous avions prévus, j’ai indiqué à Robert que l’honneur qui lui avait été fait par le Maire, récompensait l’homme qui a été au service du club pendant 30 ans, tout comme Louis CHAINE qui fut décoré par le ministre de la jeunesse et des sports dans les année 1963-1966 (je n’ai pas réussi à cerner l’année), pour les 25 ans de Présidence du club, Marcel BOREL qui fut décoré de la médaille de bronze de la jeunesse et des sports pour le service rendu à la cause du sport en 1967, Lucienne BOREL, Jules DELEGUE et Justin LAUGIER qui furent décorés en 1974 par Etienne QUENIN, éminent membre de la Fédération Française de Cyclisme. 

Un jour Robert me fit part du regret de ne pas avoir rédigé un book souvenirs relatant les moments importants de son existence pour transmettre aux générations futures, la mémoire des merveilleux voyages qui ont émaillés toute la famille. C’est ainsi que l’idée m’est venue de consigner quelques souvenirs communs qui vont peut-être lui donner l’envie de retranscrire les périodes existentielles marquantes. Cerise sur le gâteau, tous les membres de l’USP ont dédicacé cet opuscule.

Puis au nom de tous les membres de l’association, je lui ai remis ce paquet volumineux mais plus léger qu’une plume… qu’il ne te sera pas permis d’ouvrir tout de suite, car nous avons souhaité associer Maryse à cette soirée mémorable, qui tout au long de ces années a œuvré dans l’ombre, notamment pour approvisionner les buffets d’après courses, les lotos, les fleurs pour les coureurs, etc…
C’est Jean Louis ROUGER qui remettra à Maryse 12 magnifiques coupes à fruits que Laurence ROUGER avait ciblées.

Pierre Ozimek sur le 19e PARIS-BREST-PARIS Randonneur


Les 1200 kilomètres et plus de 10000m de dénivelé peuvent paraître inaccessibles… et pourtant, des milliers de personnes sont arrivées au bout de leur rêve, kilomètre après kilomètre. Pour certains, il s’agira d’effectuer le trajet avec un temps réduit mais pour la majorité, ce sera un grand moment de convivialité et de découverte en compagnie de randonneurs du monde entier.

C’est depuis la Bergerie Nationale située dans le parc du château de Rambouillet que Pierre OZIMEK s’est élancé à 18h00 au milieu des 6.485 participants de cette mythique randonnée Paris-Brest-Paris le 18 août 2019. Tous ont dû démontrer des capacités d’endurance hors normes en réussissant entre le 31/10/2018 et le 30/06/2019 la série de quatre brevets des Randonneurs Mondiaux (BRM) : de 200km, 300km, 400km et 600km pour prétendre au départ de ce périple homérique.

Les cyclosportives ultra distance (ou ultracyclisme) représentent une tendance croissante dans l’univers du vélo. Les amateurs sont de plus en plus nombreux à vouloir imiter les pros en repoussant les distances et leurs limites.

Pierre effectuera les 1216km avec 11786 mètres de dénivelé positif, en 76 heures et 54mn.

Encore BRAVO pour ce magnifique exploit.

Paris-Brest-Paris était une course professionnelle qui avait vu le jour en 1891. Cependant l’entraînement nécessaire pour PBP étant spécifique, il n’était plus possible pour des coureurs professionnels de compromettre toute une saison pour une victoire aléatoire dans PBP, notamment dans les années 50 où les compétitions professionnelles étaient devenues de plus en plus courtes. Ainsi disparut la course professionnelle PBP, mais les randonneurs avaient repris le flambeau dès 1931.

D’ailleurs les organisateurs de PBP acceptent l’esprit de compétition, mais ils ne voient pas PBP comme course. La différence est subtile et elle se trouve dans la convivialité. Tandis que la course est plus une bataille avec un seul vainqueur, la randonnée doit être un instant de convivialité et de plaisir. Ou comme un ami non-randonneur l’a dit un jour : « C’est la recherche d’un cyclisme parfait, sur n’importe quelle distance, par n’importe quel temps, en autonomie ».

Cela ne signifie pas que les participants doivent rouler doucement ou que toute compétition doit être écartée. Après tout, PBP est en lui-même une performance : Une médaille est obtenue en terminant dans les délais soit avant 90 heures !

Et il n’y a rien de mal à se défier soi-même et à essayer de faire mieux que les éditions précédentes. Ou même d’essayer de rouler plus vite que les autres. Mais le plus important reste que chaque personne terminant PBP est un vainqueur. Quelqu’un peut rouler le plus vite, voir même obtenir un trophée, mais il ne pourra jamais prétendre avoir remporté la course PBP. Tout le monde reçoit la même médaille. Les spectateurs le savent bien et encouragent encore plus les derniers que les premiers.

La différence avec une course est claire : seuls les plus rapides sont mentionnés dans une course. Par nature, les gagnants potentiels d’une course sont plus importants que les autres. Si un cycliste attardé est rattrapé dans une course en circuit, on s’attend à ce qu’il s’écarte pour ne pas gêner les coureurs les plus rapide, quand il n’est pas tout simplement prié de sortir du circuit. Dans une randonnée, tous les participants sont égaux. Les plus rapides des randonneurs ne doivent pas s’attendre à voir les plus lents leur laisser la priorité lors des contrôles. Même les plus rapides doivent avoir un comportement correct vis à vis des autres participants, des spectateurs et des contrôleurs.

Les randonneurs doivent aussi être autonomes. Même si les voitures suiveuses sont autorisées lors des contrôles – tout simplement car il serait difficile d’imposer une interdiction ! – on s’attend à ce que les randonneurs puissent être autonomes, et soient bien préparés pour relever les défis du parcours.

Comme pour les randonnées, les courses ont leur propre éthique comme ne pas attaquer quand une personne crève ou lors des « pauses techniques ». Ces règles ne sont pas écrites, et chacun peut les interpréter différemment.

Pour plus de détails, vous pouvez consulter le fichier PDF

Années 2010