La Lozérienne est un événement cyclosportif majeur qui réunit trois épreuves distinctes lors d’un même week-end festif en Lozère. Créée en 2005, elle prend place principalement au village de La Canourgue, surnommée la « petite Venise de la Lozère« , ainsi qu’à Saint-Germain-du-Teil, pour les épreuves VTT. Cette année 1500 participants étaient attendus sur le programme complet qui se déroulait du 7 au 10 mai : le Rallye VTT X-Country par étapes (7 au 9 mai) à Saint-Germain-du-Teil et La Canourgue, l’épreuve Gravel le samedi 9 mai à La Canourgue, et la Cyclosportive sur route le dimanche 10 mai depuis La Canourgue.
Les parcours de la cyclosportive traversaient des paysages d’une beauté exceptionnelle, inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO : l’Aubrac, les Gorges du Tarn, la Vallée du Lot, la Margeride et les Grands Causses. Les participants pouvaient choisir entre un format en rando (sans classement) ou en chrono (avec chronométrage officiel), pour s’adapter à tous les profils de cyclistes dans une ambiance conviviale.
Gilbert Vial, seul représentant de l’Union Sportive Palunaise avait opté pour la rando de 108km. Le starter a donné le départ des cyclosportifs à 9h00 de la place du Pré Commun de La Canourgue et le sas a libéré les randonneurs 15 minutes après.
La cohorte multicolore s’est étirée en direction du Plateau de l’Aubrac et ses charmants villages pour gravir dans la bruine le Col de Bonnecombe long de 19km, avec une pente moyenne de 5,2%.
Gilbert est parti prudemment dans cette longue ascension très irrégulière qui faisait mal aux jambes. Dans le jargon cycliste il est qualifié de « casse pattes ». Il y eut même un passage à 14,7% où il a failli cabrer le vélo tellement il fallait tirer sur le guidon.
Au bout de cet effort conséquent comportant un dénivelé positif de 984 mètres, un premier ravitaillement attendait les coureurs à 1348m d’altitude. Cependant l’arrêt fut de courte durée compte tenu de la fraicheur matinale et de cette petite pluie très fine et froide. D’ailleurs les organisateurs abreuvaient les coureurs de messages de prudence avant d’aborder la descente dans le brouillard sur une route mouillée, qui devait ramener les cyclistes vers la Canourgue, où un nouveau ravitaillement les attendait. Juste le temps de rassurer Simone sa compagne qui l’avait accompagné et le voilà reparti en direction de la Vallée du Lot via le Col de Trébatut et St Germain du Teil. Il accompagnera durant près de 90km un bordelais qui participait à l’épreuve chronométrée et gardera le souvenir ému des paysages ouverts aux allures steppiques pouvant rappeler la Mongolie, de la traversée du Causse de Sauveterre, avant d’aborder le Col de Saint Rome de Dolan qui culmine à 909 mètres. Enfin changement de cap pour revenir vers le nord en direction de Le Massegros magnifique village caussenard, en traversant une nouvelle fois le Causse de Sauveterre par sa partie ouest.
Après Le Massegros, il fallait en garder un peu sous la pédale pour affronter ce terrain vallonné avec des passages à 8%, qui ramenaient les coureurs vers La Canourgue. Il finira fatigué, mais satisfait d’avoir accompli selon son compteur, 111km avec un dénivelé positif de 2050 mètres à la moyenne de 20,3km/h.
A l’arrivée il racontera à Simone que cette épreuve faisait l’objet d’une organisation exemplaire, car chaque carrefour était gardé par des bénévoles qui arrêtaient la circulation aux passages des coureurs et les trois ravitaillements étaient tous bien garnis.
Le voilà prêt pour l’Ardéchoise qui aura lieu le 13 juin prochain. Il est infatigable cet homme de 75 ans.

